Published: Ven, Décembre 08, 2017
International | By Oceane Deschanel

Le gouvernement 'attaché' à une progression automatique — Smic

Le gouvernement 'attaché' à une progression automatique — Smic

La rémunération moyenne d'un non-cadre atteignait ainsi 1.579 euros brut en 2017, contre 1.565 euros il y a un an, soit environ 7% au-dessus du salaire minimum (Smic). Le second représente la moitié du gain en pouvoir d'achat du salaire horaire de base ouvrier et employé.

Même cette hausse est remise en cause par les auteurs du rapport. "Une réforme du mode de revalorisation automatique du Smic apparaît nécessaire ", écrivent-ils.

"Le smic est un outil peu efficace pour lutter contre la pauvreté", écrivent-ils.

Ils soulignent que "la rapidité de la croissance du smic" est "coûteu (se) pour les finances publiques" du fait des exonérations de cotisations sociales consenties depuis les années 1990 pour "réduire les effets préjudiciables d'un smic élevé sur (.) l'emploi des personnes les moins qualifiées".

L'idée de supprimer toute indexation a été écartée par le ministère du Travail, qui s'est dit mardi "attaché au principe d'une progression automatique ".

Il ajoute que le Smic 'est une pierre angulaire' du modèle social français et que 'tout travail doit être rémunéré par un salaire juste et décent'.

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Même, Tony Abbott, l'ancien Premier ministre, et fervent opposant au mariage gay a récemment déclaré qu'il soutiendrait dorénavant le projet de loi.

Toutefois, le gouvernement n'enterre pas le rapport pour autant.

Dans un communiqué, FO rappelle avoir lancé une mise en garde contre sa nouvelle "composition monocolore relevant du libéralisme économique" du groupe d'experts.

De son côté, la CFDT juge inenvisageable de "supprimer l'ensemble des variables de revalorisation automatique" du smic mais estime aussi que la question du salaire minimum "cache les véritables problèmes des salariés".

Mais il va bien au-delà et suggère de modifier la formule de revalorisation du salaire minimum pour donner une plus grande marge de décision aux pouvoirs publics. Ce groupe d'économistes a été remanié cet été, et est aujourd'hui présidé par Gilbert Cette. Il se compose notamment des économistes Andrea Garnero (OCDE), Isabelle Méjean (Crest) et Marie-Claire Villeval (CNRS). Pour cela, ils préconisent donc une baisse du montant du SMIC et de le geler. "Dynamiter le Smic est une atteinte grave et dangereuse contre des millions de travailleurs dans le pays", souligne-t-elle. Compte tenu de ces "fragilité manifestes", le groupe d'experts "recommande" de "s'abstenir de tout 'coup de pouce' au 1er janvier 2018", afin de ne pas "fragiliser les améliorations en cours".

L'Etat n'a plus accordé de coup de pouce depuis juillet 2012, au lendemain de l'élection de François Hollande.

Pour eux, l'augmentation du niveau de vie des ménages pauvres doit "prioritairement reposer sur des mesures permettant une augmentation de la durée du travail" et "une revalorisation de la prime d'activité est plus efficace qu'une augmentation du smic pour lutter contre la pauvreté".

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