Published: Mer, Décembre 06, 2017
International | By Oceane Deschanel

Liban : le Premier ministre Saad Hariri n'a finalement pas démissionné

Liban : le Premier ministre Saad Hariri n'a finalement pas démissionné

"Le Conseil des ministres a remercié le Premier ministre d'être revenu sur sa démission", a indiqué le gouvernement dans un communiqué lu par Saad Hariri en personne.

Ce mardi 5 décembre 2017, le Premier ministre libanais Saad Hariri est revenu sur sa décision de se retirer de la vie gouvernementale qu'il avait prise le 4 novembre 2017.

Dans la foulée de cette rétractation, la France a officiellement annoncé qu'une réunion de soutien au Liban se tiendrait vendredi à Paris, en présence de M. Hariri. Hariri avait invoqué l'ingérence de l'Iran et du Hezbollah dans les conflits de la région.

Depuis, les deux camps rivaux au Liban -l'un dirigé par Saad Hariri et appuyé par Ryad et l'autre mené par le Hezbollah chiite et soutenu par l'Iran- cherchaient à trouver un compromis pour éviter au pays un nouveau séisme politique.

Après la présentation de sa démission à Ryad, de nombreux Libanais ont craint que Saad Hariri ne soit détenu contre son gré en Arabie Saoudite.

PSA va produire ses moteurs électriques avec un partenaire japonais
Ce partenariat s'appuiera sur l'expertise de Nidec Leroy-Somer dans le domaine des moteurs et des équipements électriques. L'équipementier japonais vise un chiffre d'affaires de 5,4 à 7,6 milliards d'euros dans le secteur automobile en 2020.

Selon des rumeurs persistantes, c'est le gouvernement saoudien qui aurait exigé d'Hariri qu'il agisse ainsi pour faire pression sur l'Iran en se servant du gouvernement libanais.

Cette "distanciation" vise à "préserver les relations politiques et économiques du Liban avec ses frères arabes", poursuit le texte.

Le président libanais, Michel Aoun et le président du Parlement Nabih Berri avaient refusé de reconnaître cette démission faite depuis l'étranger et demandé à Saad Hariri de rentrer au Liban pour faire valoir ses arguments.

Mais la participation active du Hezbollah chiite au conflit syrien aux côtés de Bachar al-Assad et les accusations de l'Arabie saoudite voulant que le Hezbollah intervienne également au Yémen en soutenant les rebelles Houtis, ont miné la confiance au sein du gouvernement qui se compose d'éléments chrétiens, sunnites et chiites. Il est rentré au Liban trois semaines plus tard, après une "exfiltration" négociée par la France et avait alors gelé sa démission.

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