Published: Lun, Novembre 13, 2017
International | By Oceane Deschanel

Wauquiez "insupporte" Juppé qui prône un "grand mouvement central" avec Macron — Europe

Wauquiez

" On n'en est pas là", a-t-il tempéré dimanche.

Alain Juppé parle peu mais ses rares prises de parole ne passent pas inaperçues... Il aurait "peu de choses à changer" au discours du président de la République, fin septembre à la Sorbonne, où il a appelé à un second souffle dans la construction européenne, a expliqué Alain Juppé aux convives.

Vendredi 10 novembre, lors d'un déjeuner avec l'Association de la presse diplomatique, le maire de Bordeaux aurait ainsi salué à plusieurs reprises la "crédibilité française retrouvée", la "réapparition d'une capacité d'initiative" induite par les réformes engagées et évoqué "un président qui s'investit". "On n'en est pas là, quoi que me prête Le Figaro". Fausse nouvelle, une fois de plus! En vue des élections européennes de 2019, Alain Juppé a fait le vœu d'un "grand mouvement central": "La question est de savoir qui en prendra le leadership. Si Macron reste dans la ligne de son discours de la Sorbonne, je ne vois pas d'incompatibilité", a-t-il affirmé. A commencer par son probable futur patron, Laurent Wauquiez. Une insinuation qui laisse l'actuel président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes de marbre. Il a pris un exemple qui les oppose: "Emmanuel Macron propose que l'Europe s'élargisse aux pays des Balkans".

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Ils prennent, je ne sais pas, 10 000 ou 20 000 [réfugiés]. "Elle [Merkel] en avait déjà des millions et des millions - qui sont bien intégrés, qui travaillent et c'est très bien, parce que la démographie est un peu descendante".

J'ai un profond respect pour @alainjuppe. Moi, mon rôle, c'est de rassembler et de faire comprendre qu'il y a une voie à droite et que cette voie peut être une alternative.

" Nous travaillons aujourd'hui activement à la création d'une formation politique qui pourrait rassembler tous les Européens qui se revendiquent de droite. François Mitterrand était pro-européen, je n'ai jamais voté pour une liste socialiste aux européennes", a-t-elle souligné au Grand Rendez-vous CNews-Europe 1-Les Echos. A commencer par Thierry Solère, membre du groupe "Les constructifs" (proche d'Emmanuel Macron) à l'Assemblée nationale. Face au "glissement de la droite française vers le FN, il y a à fabriquer une offre politique de droite pro-européenne", a déclaré le député sur BFMTV.

"Je pense que cette proposition est une erreur", a rétorqué Laurent Wauquiez, ce 12 novembre, dans l'émission Dimanche en politique sur France 3.

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