Published: Ven, Novembre 10, 2017
Médecine | By Jean-Luc Robillard

Pas d'accord sur le renouvellement de la licence du glyphosate

Pas d'accord sur le renouvellement de la licence du glyphosate

La commission européenne proposait de prolonger de cinq ans l'utilisation de cet herbicide utilisé par les agriculteurs, et très contesté.

Les représentants des 28 Etats membres de l'UE n'ont pas réussi à s'accorder ce jeudi sur un renouvellement de la licence du glyphosate pour 5 ans.

Si le comité d'appel saisi par la Commission ne débouche toujours pas sur une décision majoritaire des Etats membres, la décision finale reviendra à la Commission européenne.

Plus précisément, rapporte le quotidien, le ministre de l'Ecologie, Nicolas Hulot, a indiqué hier la position de la France: "Un bannissement dans trois ans, et ensuite deux ans d'écoulement des stocks, comme le prévoit la législation européenne".

Deschamps va faire tourner — EdF
Il est peut-être un peu moins décisif, pas forcément au meilleur de sa forme, mais je n'ai pas d'inquiétude particulière. "Je préfère retenir sa performance et le niveau qu'il a depuis plusieurs semaines", a poursuivi Didier Deschamps .

Justement, annonce le quotidien, l'entreprise Osmobio localisée dans les Côtes-d'Armor "se bat depuis 2009 pour obtenir une autorisation de mise sur le marché d'un désherbant naturel aussi efficace que les produits chimiques à base de glyphosate".

La Belgique a donc confirmé sa position et voté contre la proposition de la Commission. La licence d'exploitation du glyphosate dans l'Union européenne expirera le 15 décembre.

Il aurait fallu que cette proposition obtienne une majorité qualifiée, c'est-à-dire au minimum l'approbation de 55 % des pays représentant 65 % de la population. Quatorze ont voté pour, neuf contre (dont la France et l'Italie) et cinq se sont abstenus (dont l'Allemagne et la Pologne). Dans ce comité, tous les États membres seront représentés. En cas de nouvel échec, la Commission devra statuer mais le commissaire à la Santé Vytenis Andriukaitis a d'ores et déjà assuré que ce dossier devait être "partagé".

La Commission y note également que le cadre réglementaire ne "permet pas de fixer une date de fin arrêtée pour la substance active", une entreprise gardant la possibilité de redéposer une demande d'autorisation lorsque la licence arrive à expiration. Le Centre international de recherche sur le cancer (OMS) l'a classée "cancérigène probable" en 2015, contrairement aux agences européennes Efsa et Echa.

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