Published: Lun, Novembre 06, 2017
International | By Oceane Deschanel

Catalogne : le président destitué Carles Puigdemont s'est livré à la police belge

Catalogne : le président destitué Carles Puigdemont s'est livré à la police belge

"Nous avions des contacts réguliers avec les avocats des cinq personnes et il avait été convenu un rendez-vous au commissariat" de la police fédérale, a expliqué Gilles Dejemeppe, substitut du procureur du Roi et porte-parole du parquet de Bruxelles lors d'une conférence de presse.

Carles Puigdemont et ses quatre anciens ministres ont été "notifiés" du mandat d'arrêt européen les concernant, a poursuivi Gilles Dejemeppe. Selon cette source, Carles Puigdemont, président déchu de l'exécutif catalan a décidé de se rendre à la police belge accompagné de ses quatre conseillers. Le mandat d'arrêt européen a été créé pour faciliter l'extradition entre Etats membres, mais c'est malgré tout probablement une assez. La décision du juge d'instruction, qui doit décider sous 24 heures de les placer en détention ou de les libérer, sous conditions ou caution, devrait intervenir dans la soirée de ce dimanche.

"Nous sommes prêts à coopérer pleinement avec la justice belge à la suite du mandat d'arrêt européen délivré par l'Espagne", indique le message de Carlos Puigdemont. Le leader indépendantiste se trouvait dans la capitale belge depuis une semaine. M. Puigdemont et son avocat ont en effet déjà annoncé leur volonté de s'opposer à ce mandat.

Retard de production et pertes records — Tesla
Tesla a annoncé une perte trimestrielle historique sur les mois de juillet à septembre 2017 - la plus importante de son histoire. Selon Jessica Caldwell , experte au cabinet spécialisé Edmunds.com, interrogée par l'AFP "Tesla fait enfin face à la réalité".

"La décision-cadre de l'UE prévoit que la décision finale doit être prise dans un délai de 60 jours, étendu à 90 jours en cas de circonstances exceptionnelles", soulignait vendredi soir le ministre de la Justice Koen Geens.

"Les autorités judiciaires belges pourraient refuser la remise de [Carles] Puigdemont s'il y a des risques avérés et sérieux des droits fondamentaux s'il est remis à l'Espagne et si les autorités judiciaires belges considèrent que les faits qui sont reprochés à [Carles] Puigdemont ne sont pas des infractions pénales en droit belge", a de son côté expliqué Anne Weyembergh, président de l'Institut d'Etudes européennes de l'Université libre de Bruxelles (ULB). Il est sous le coup de poursuites après la déclaration d'indépendance de la Catalogne, notamment pour "sédition" et "rébellion". Les pertes du PDeCat et du petit parti indépendantiste d'extrême gauche la CUP seraient telles que les séparatistes perdraient la majorité absolue au parlement.

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