Published: Jeu, Octobre 12, 2017
International | By Oceane Deschanel

Voiture de police incendiée : sept personnes condamnées, jusqu'à 7 ans de prison

Voiture de police incendiée : sept personnes condamnées, jusqu'à 7 ans de prison

Un sixième prévenu, résident en Suisse et sous le coup d'un mandat d'arrêt, a été condamné par défaut à sept ans de prison ferme. Antonin Bernanos, le plus scruté des prévenus, descendant de l'écrivain Georges Bernanos, est lui condamné à trois années de prison ferme.

Le ministère public avait donné un tour très politique à ce qui aurait pu n'être qu'un fait divers en marge du mouvement contre la loi Travail, en requérant de lourdes peines de prison ferme le 22 septembre. Peu convaincant pour le président du tribunal puisqu'il écope de 5 ans de prison (dont 4 ans et demi avec sursis). Joachim L. est celui qui a écopé de la peine maximale: 7 ans de prison; mais il a été condamné en son absence et la police le soupçonne de vivre en Suisse.

Son agresseur Nicolas Fensch, informaticien quadragénaire qui s'est confondu en excuses à l'audience, a été condamné à cinq ans de prison dont la moitié avec sursis. Il a été reconnu coupable d'avoir jeté un plot métallique sur le pare-brise avant de la voiture alors que les policier se trouvaient encore à l'intérieur. Mais les juges ont estimé, sur la base des recoupements photographiques, qu'il existait une "corrélation que l'on peut qualifier de parfaite" entre "l'auteur des faits" et Antonin B. La peine n'étant pas assortie d'un mandat de dépôt, son avocat espère que son client, qui a déjà fait dix mois de détention, pourra peut-être bénéficier de mesures alternatives à la prison.

Quelle peine pour Antonin Bernanos?

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Plus important, il porte de nombreuses cicatrices anciennes sur le visage, des cicatrices qui l'ont en partie défiguré. Suffisamment en tout cas pour briser le sol à ses pieds. À 63 jours de sa sortie en salles, enfin un nouveau trailer .

Angel Bernanos et Bryan Morio, accusés de "participation à un groupement en vue de la préparation de violences volontaires", ont été relaxés. Le second a en revanche été reconnu coupable d'avoir refusé de se soumettre à un prélèvement ADN et condamné à 1.000 euros d'amende. Un dispositif de sécurité presque jamais vu au Palais de justice de Paris avait été déployé. Des slogans, "tout le monde déteste la police/justice", "flics violeurs assassins" ou encore "justice complice, police partout", ont retenti après la décision des juges de la XIVe chambre correctionnelle mais le calme est rapidement revenu.

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La voiture de police en feu, quai de Valmy à Paris (10e), le 18 mai 2016. Un policier est frappé, à coups de poing lorsqu'il est encore dans sa voiture, à coups de barre métallique ensuite.

Ces derniers mois, plusieurs groupes de gauche radicale et des intellectuels ont vivement critiqués les ratés de l'enquête, reposant en partie sur le témoignage anonyme d'un policier des renseignements, et la longue détention provisoire de certains prévenus.

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