Published: Mer, Octobre 11, 2017
International | By Oceane Deschanel

Pollution à Paris : lourd désaveu pour Anne Hidalgo

Pollution à Paris : lourd désaveu pour Anne Hidalgo

Un an après la fermeture à la circulation d'une partie des voies sur berge dans le centre de Paris, l'organisme Airparif a rendu mardi 10 octobre ses conclusions sur les effets sur la pollution de l'air de cette mesure controversée. Et à +1% à +5% aux "carrefours des quais hauts dont la congestion s'est accrue" (voir infographie plus bas) et "sur les itinéraires de report comme le boulevard Saint-Germain".

La lutte contre la pollution de l'air était l'un des objectifs de la fermeture contestée sur 3,3 km de la voie Georges-Pompidou, sur la rive droite de la Seine, en plus de la volonté de redonner aux piétons et vélos l'usage de ces berges de la Seine. Mais les niveaux de dioxyde d'azote restent malgré tout "au-dessus des valeurs réglementaires comme pour beaucoup d'axes routiers dans l'agglomération parisienne", insiste-t-il. Mais de manière générale, "ils ne touchent pas la pollution de fond et restent limités aux abords des axes routiers concernés".

Les résultats des mesures estivales, menées du 30 mai 2017 au 27 juin 2017, "confirment" ceux de la campagne hivernale, publiés fin mars dernier, souligne Airparif.

"Aucun impact significatif sur l'exposition des populations n'a été mis en évidence à la hausse ou à la baisse".

Les USA et la Turquie suspendent en partie leurs services de visas
La Turquie a pris une mesure de réciprocité dans l'octroi de visas aux Américains. Et de rejeter les allégations le visant comme "totalement sans fondement".

Airparif estime la hausse du niveau de dioxyde d'azote à 15% "en sortie de la zone piétonne", au niveau du quai Henry IV et le long du quai de Bercy.

La mairie de Paris a aussitôt réagi et salué la baisse de la pollution jusqu'à 25% dans la zone piétonnisée.

"Néanmoins, nous ne nous en satisfaisons pas".

Le désaccord entre les élus parisiens et la région Île-de-France se prolonge sur un autre sujet: celui de la création d'un bus à haut niveau de service sur les quais hauts. "Paris est prête à conduire les aménagements de voirie nécessaires, mais Valérie Pécresse et le Conseil régional, en charge des transports en commun, doivent confirmer qu'ils prendront bien leur part dans ce projet", explique Christophe Najdovski. Selon Airparif, 77,7 milliards de kilomètres sont parcourus chaque année en Ile-de-France et la voie Georges-Pompidou "représente 0,16% du kilométrage francilien".

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