Published: Dim, Septembre 24, 2017
International | By Oceane Deschanel

AfD a le vent en poupe — Législatives en Allemagne

AfD a le vent en poupe — Législatives en Allemagne

A l'issue de ce vote, Angela Merkel pourrait former une coalition susceptible de modifier les relations franco-allemandes pour les quatre prochaines années.

Plus combatif que jamais même si tous les sondages prédisent une claque dans deux jours à son parti, Martin Schulz a lui dénoncé "la froideur sociale" d'une chancelière sans "vision pour l'avenir".

Il a aussi attaqué avec virulence le parti de la droite nationaliste "Alternative pour l'Allemagne" (AfD), "une honte pour notre nation", dont certains membres ont prêché la fin de la repentance pour les crimes nazis. Un bon score de l'AfD serait un cinglant désaveu pour Angela Merkel, car la formation a construit une grande partie de son programme en opposition à la politique d'accueil des réfugiés emblématique du dernier mandat de la chancelière.

Une coalition dite "Jamaïcaine" - noir (CDU), jaune (FDP), vert (Grüne / Les Verst) - serait peut-être logique mais a été a priori exclue par les Libéraux et les Verts.

Deux réfugiés rohingyas tués par des éléphants — Bangladesh
Cette annonce avait déclenché une pluie de critiques parmi les défenseurs des droits de l'Homme. Officiellement 16.000, on estime cependant à 40.000 le nombre de réfugiés rohingyas en Inde.

Un niveau de satisfaction élevé à l'égard du fonctionnement démocratique de son pays (64% en Allemagne versus, 60% aux Pays-Bas, 51% en France et 47% au Royaume-Uni). Elles ne se quitteront plus et s'imposeront ensemble, femmes sans enfants, au sein du parti chrétien-démocrate.

Angela Merkel, favorite des élections allemandes, et son rival social-démocrate Martin Schulz se rendaient samedi dans leurs fiefs.

Car elle "n'est pas une Européenne de cœur mais de raison, et elle ne l'est que parce que l'Union sert les intérêts allemands", estime Jean Quatremer, toujours dans Libération.

Pour la directrice de l'Académie de Berlin, chacun de ces partis table sur son fief pour rafler le maximum de votes. Qu'il s'agisse de la crise grecque, du renflouement des banques, d'un plan européen de relance en 2009 ou de l'intervention américaine amendée en Syrie, elle interviendra "trop peu, trop tard" car pour elle "l'Europe se résume surtout au chacun pour soi sous le toit commun de la rigueur budgétaire", conclut le journaliste.

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