Published: Ven, Septembre 08, 2017
International | By Oceane Deschanel

Le gouvernement catalan a convoqué un référendum d'autodétermination

Le gouvernement catalan a convoqué un référendum d'autodétermination

Le parquet général espagnol a annoncé lancer des poursuites contre plusieurs députés du parlement catalan et membres du gouvernement de la Catalogne pour avoir soutenu la convocation d'un référendum d'autodétermination, a indiqué le procureur général d'Espagne, Jose Manuel Maza. Le droit face à la volonté d'usurper la souveraineté du peuple espagnol.

Le gouvernement indépendantiste de Catalogne devrait désormais signer le décret convoquant le référendum qui a été interdit par la Cour constitutionnelle.

Les séparatistes veulent consulter les Catalans pour déterminer si leur région de 7,5 millions d'habitants - 16% de la population espagnole - doit devenir "un État indépendant sous forme de République" et quitter le Royaume d'Espagne, quarante ans après le retour complet à la démocratie.

La loi a été adoptée avec 72 votes pour et onze abstentions par le parlement catalan, au terme de 12 heures de débats houleux.

Cette signature intervient après la promulgation de la loi régionale organisant la tenue de ce scrutin, au nom du "droit du peuple catalan à décider de son avenir politique".

Cette loi instaure un " régime juridique exceptionnel " prévalant sur toutes les normes qui pourraient entrer en conflit avec elle, un défi sans précédent à l'autorité de Madrid.

Il n'y a pas eu de voix contre car les élus opposés au scrutin ont refusé de voter et quitté l'hémicycle, laissant derrière eux des drapeaux catalans et espagnols côte à côte.

Corée Nord: Moscou juge prématuré un vote dès lundi sur des sanctions
Pour la Chine, la crise " doit être résolue de manière pacifique ", a affirmé son ambassadeur à l'ONU , Liu Jieyi. Et d'ajouter: " Grâce au dialogue, nous pouvons aboutir à une dénucléarisation de la péninsule coréenne ".

Si au final les séparatistes l'emportaient, cette région grande comme la Belgique et pesant 20% du PIB espagnol chercherait donc à quitter l'Espagne, mais sans consentement mutuel.

Deux ans ont encore filé, sans véritable évolution du camp de Mariano Rajoy, accusé d'immobilisme: une première année sans gouvernement en raison du blocage du Parlement, une deuxième avec des propositions de "dialogue" et d'investissements, mais sans céder sur l'essentiel: l'exigence d'un référendum, ou d'une évolution du "modèle territorial" de l'Espagne.

Le gouvernement de Madrid a demandé à la Cour constitutionnelle d'annuler cette loi dès son adoption.

Mercredi 6 septembre, le Parlement de Catalogne a été le théâtre d'une âpre opposition à propos d'une loi aux enjeux énormes: la loi autorisant l'organisation du référendum d'autodétermination. Elle a donc annulé systématiquement, à la demande du gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, tous les textes et décisions en rapport avec celui-ci. Le texte adopté en 2006 par le Parlement espagnol accordait des compétences élargies à cette région et la définissait comme étant une "nation" à l'intérieur de l'État espagnol. En effet, ce dernier serait l'initiateur du référendum sur l'indépendance de la Catalogne.

Une partie de l'opinion publique régionale, divisée à parts presque égales, est aujourd'hui lasse de ce débat.

Le gouvernement central a promis que le vote du 1 octobre n'aurait pas lieu... sans dévoiler son plan.

L'Union européenne observe et a fait savoir qu'elle ne reconnaîtrait pas un État catalan.

Like this: