Published: Jeu, Septembre 07, 2017
International | By Oceane Deschanel

Avec Macron, Martine Aubry craint "la généralisation des emplois précaires"

Avec Macron, Martine Aubry craint

La maire de Lille, qui ne s'était pas exprimée publiquement depuis l'élection du nouveau chef de l'Etat, n'a pas été tendre non plus avec la ministre du Travail Muriel Pénicaud, qui a porté les ordonnances de la réforme du Code du Travail et fut à ses côtés conseillère pour la formation lorsqu'elle occupait les fonctions de ministre du Travail, de l'Emploi et de la formation professionnelle (1991-1993).

"La modernité ce n'est pas de précariser", juge la mère des 35 heures. Invitée ce mercredi 6 septembre dans la matinale de France Inter, la maire PS de Lille a démontré qu'elle était plus en forme que jamais. "Aujourd'hui on commence à voir un peu clair sur ce que j'appelle un mauvais départ de la part du président de la République et de son gouvernement". "D'ailleurs, les Français le jugent sévèrement et je crois qu'ils ont raison". "On a eu, au lieu de ça, la précarisation des salariés et une politique d'austérité" tranche-t-elle. "On dit que je l'ai formée, moi je la trouve très déformée quand j'entends Muriel dire que les emplois aidés ça ne sert à rien (...) C'est triste d'entendre quelqu'un dont je connaissais les convictions dire des choses qu'elle ne peut pas partager", cingle l'ancienne ministre de Lionel Jospin.

Pour Martine Aubry, Emmanuel Macron et le gouvernement d'Edouard Philippe ont fait "un mauvais départ" que traduisent les sondages.

Stromae se confie sur ses crises d'angoisse
Stromae avait déjà pris du Lariam durant l'adolescence mais il avait alors supporté le traitement sans contrainte. Selon une étude menée en 1991, une personne sur 10 000 présenterait des réactions graves au traitement.

On reprend les vieilles recettes. "Croire que c'est en précarisant les salariés, en les licenciant plus facilement, en contournant les syndicats, en accroissant le pouvoir unilatéral du chef d'entreprise, qu'on rendra les entreprises plus compétitives, c'est vraiment une vision du passé".

" La réforme (du code du travail), c'est la généralisation des emplois précaires". Ce n'est pas pour autant que la maire de Lille voit d'un bon oeil la nouvelle ministre. Pire, à ses yeux, ils ne veulent "pas réunir la gauche" mais "être les seuls à porter la contestation".

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