Published: Dim, Août 13, 2017
International | By Oceane Deschanel

La menace d'une intervention US est une "folie" - Caracas

La menace d'une intervention US est une

"Nous avons de nombreuses options pour le Venezuela, y compris une possible option militaire si nécessaire", a déclaré vendredi 11 août Donald Trump.

Appelé à donner des précisions sur cette annonce, qui intervient dans une période d'extrême tension avec la Corée du Nord, le chef d'Etat est resté évasif. Il a ajouté que les États-Unis avaient "des troupes dans le monde entier, qui sont parfois très loin". Son porte-parole Eric Pahon a simplement précisé "qu'à ce stade", il n'avait reçu aucune consigne sur le dossier.

En séance de l'assemblée constituante, le fils du président a menacé d'user de représailles contre les États-Unis.

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Les pompiers continuent de lutter, ce samedi en milieu de journée, contre les violents incendies attisés par le vent, en Haute-Corse.

Ces nouvelles sanctions visent huit responsables, dont un frère du défunt président, Hugo Chavez (1999-2013), impliqués dans la récente mise en place de l'Assemblée constituante, rejetée par une grande partie de la communauté internationale.

Début août, les Etats-Unis avaient déjà infligé des sanctions directes au président vénézuélien qu'ils ont qualifié de "dictateur", une mesure extrêmement rare. M. Maduro est seulement le quatrième à être ainsi sanctionné par Washington, rejoignant un groupe composé du président syrien Bachar al-Assad, du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un et du président zimbabwéen Robert Mugabe. "Ce régime est inacceptable et les États-Unis se tiendront au côté de l'opposition (qui se bat) contre la tyrannie jusqu'à ce que le Venezuela restaure une démocratie prospère et pacifique", a lancé à cette occasion le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin. L'opposition, qui a boycotté les élections constituantes, réclame la tenue d'un scrutin présidentiel en vue de remplacer l'impopulaire Nicolas Maduro, dont le mandat a été marqué par une sévère récession économique source de pénuries. Le président vénézuélien souhaite que cette discussion ait lieu par téléphone ou qu'elle se tienne à New York à l'occasion de l'assemblée générale des Nations unies à la mi-septembre.

"La menace téméraire du président Donald Trump vise à entraîner l'Amérique latine et les Caraïbes dans un conflit qui perturberait, de manière permanente, la stabilité, la paix et la sécurité de notre région", a déclaré le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Jorge Arreaza, lisant un communiqué au nom du président Nicolas Maduro. "Le président Trump parlera volontiers avec le dirigeant du Venezuela dès que la démocratie sera restaurée dans ce pays".

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