Published: Sam, Juillet 15, 2017
High-Tech | By Mathis Berlioz

Extinction de masse : ces animaux qui rejoindront bientôt notre dodo

Extinction de masse : ces animaux qui rejoindront bientôt notre dodo

La sixième extinction de masse est plus rapide que prévu et se traduit par un "anéantissement biologique " de la vie sauvage. Ils ont ensuite examiné plus spécifiquement 177 espèces de mammifères pour lesquelles ils disposaient de données détaillées sur une période allant de 1900 à 2015. Pourtant, la disparition de cette population précise peut avoir des conséquences dramatiques sur l'écosystème.

La situation est elle irréversible?

Si rien n'est fait, cet "anéantissement biologique", pourrait avoir des conséquences désastreuses sur la biodiversité, la population humaine, ainsi que l'économie, préviennent les chercheurs en conclusion de cette étude.

Dans cette nouvelle étude, l'érosion de la faune n'est plus mesurée au niveau quantitatif (nombre d'espèces) mais au niveau qualitiative (populations sur un territoire).

Sur les 177 espèces de mammifères étudiées, toutes ont perdu au moins 30% de l'espace qu'elles occupaient précédemment et plus de 40% des espèces subissent un déclin sérieux du nombre d'individus.

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Peu à peu, "tout le monde s'est rendu compte que ce type timide était un fin stratège", explique Sofia Amara. Cette dernière vient d'être chassée de Mossoul, son dernier grand bastion urbain en Irak.

Sixième extinction de masse? La liste est longue et toutes les espèces en déclin ne sont pas nécessairement reconnues comme menacées.

"La réelle ampleur de l'extinction de masse qui touche la faune a été sous-estimée: elle est catastrophique ", indiquent les chercheurs. Des extinctions qui, dans la plupart des cas, "bouleversent le statu quo et permettent à des groupes qui étaient précédemment secondaires de devenir dominants", prévenait Matthew Wills, l'un des chercheurs. Pour comparaison, ils expliquent que ce rythme n'a eu d'équivalent qu'avec l'extinction des dinosaures, il y a de ça 66 millions d'années. A titre d'exemple, la population de guépards et de lions africains a réduit de 43% en seulement 24 ans. Une étude qui permet de comprendre qu'aujourd'hui, près de 30 % de ces espèces en déclin sont considérées comme communes, c'est à dire qu'elles sont encore classées en tant que "faible préoccupation" et non pas "en danger" par l'Union internationale pour la conservation de la nature.

Environ 40 % des mammifères - dont des rhinocéros, des orangs-outangs, des gorilles et de nombreux grands félins - survivent désormais sur 20 %, voire moins, des territoires sur lesquels ils vivaient autrefois. Lire la newsBiodiversité: 130.000 espèces connues ont déjà disparu (article paru le 22/06/2015) Une équipe pluridisciplinaire de chercheurs français vient de prouver que 7% de la biodiversité terrestre a déjà disparu. Parmi les facteurs menant à l'extinction massive des animaux, il y a la pollution, l' intoxication de la planète, le changement climatique.et on en passe.

La fenêtre de tir pour une action efficace n'est plus que de deux à trois décennies.

Selon les auteurs de l'étude, le temps presse désormais pour juguler ce déclin. Sans compter qu'une "défaunation" massive impacterait fortement les systèmes économiques et sociaux portés par l'homme. Les auteurs rappellent néanmoins que la surpopulation humaine ainsi que la surconsommation " en particulier par les riches " constituent " les moteurs ultimes " de cette sixième extinction.

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