Published: Dim, Juin 25, 2017
International | By Oceane Deschanel

"Nous ne serons pas dans la majorité présidentielle" — Cambadélis


Le Conseil national du PS a adopté samedi une résolution affirmant qu'il se trouve dans "l'opposition" à la majorité présidentielle, a-t-on appris auprès de plusieurs participants.

"Nous nous situons (.) clairement dans l'opposition au gouvernement d'Edouard Philippe".

La formulation retenue dans ce texte, approuvé à environ 85%, n'interdit donc pas aux députés qui le voudraient de s'abstenir. Les députés PS, comme Delphine Batho, qui a indiqué au Figaro qu'elle ne se sentait pas obligée de suivre la consigne de son parti, seront donc libres de leur choix.

La formation, sortie essorée de ses lourdes défaites à la présidentielle et aux législatives du printemps, ne dit pas pour l'heure quel sort pourrait être réservé aux parlementaires qui donneraient leur confiance au gouvernement.

Benoît Hamon, le 11 avril 2017, à Villeurbanne. Selon une journaliste du Figaro, les discussions étaient compliquées. "Nous ne voterons pas la confiance à ce gouvernement", peut-on lire dans la résolution, reprenant le consensus qui a émergé mardi en bureau national.

"Nous ne sommes pas dans le mandat impératif", a souligné Rachid Temal, même si les statuts du PS prévoient théoriquement que les décisions du Conseil national s'imposent aux parlementaires.

Pakistan: au moins 11 morts dans une explosion
A Parachinar, les deux explosions sont survenues à trois minutes d'intervalle dans cette ville proche de la frontière afghane. Le Premier ministre Nawaz Sharif a appelé à un renforcement de la sécurité à travers le pays et condamné un attaque "atroce".

Proches de Manuel Valls, David Habib et Olivier Dussopt veulent notamment voter pour la confiance, tout comme Guillaume Garot, un proche de Ségolène Royal. Celle-ci a d'ailleurs été approuvée à une grande majorité.

Faudra-t-il les exclure du groupe s'ils contreviennent à la décision du parti?

Réélu jeudi à la tête des rescapés du groupe PS et apparentés, le député de Seine-et-Marne Olivier Faure a semblé espérer pouvoir encore convaincre ses collègues.

"Moi, je ne souhaite pas qu'on commence cette législature par des mesures de caporalisation".

Il a appelé chacun à la patience: "On ne converge pas en deux jours, quand on a mis des années à se déchirer".

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