Published: Sam, Juin 24, 2017
Nationale | By Matthieu Philippon

La nouvelle position d'Emmanuel Macron crée une polémique — Syrie

La nouvelle position d'Emmanuel Macron crée une polémique — Syrie

Le chef d'État français a précisé que le président syrien était un ennemi du peuple syrien, mais pas de la France, expliquant que la priorité de Paris était un engagement total à combattre les groupes terroristes. "Car personne ne m'a présenté son successeur légitime!", déclare en effet le président français.

La formule officialise et renforce un virage pris après les attentats de novembre 2015 à Paris, mais elle a provoqué la stupeur chez les opposants syriens, dont la France a longtemps été le principal soutien.

Avant de se justifier:"Quand vous fixez des lignes rouges, si vous ne savez pas les faire respecter, vous décidez d'être faible". ", a déclaré M. Macron".

Dans un entretien accordé à plusieurs journaux européens, publié le 22 juin, Emmanuel Macron a assuré que la destitution de Bachar El-Assad n'était pas un préalable à la résolution du conflit syrien. Tout en répétant régulièrement que M. Assad ne pouvait "représenter l'avenir" d'un pays ravagé par six ans d'un conflit au bilan terrifiant - plus de 320.000 morts et des millions de réfugiés. Mais une chose paraît certaine: le règlement politique du conflit n'apparaît plus comme étant au cœur de la doctrine française, mais davantage comme un corollaire. Sur ce sujet, ma conviction profonde, c'est qu'il faut une feuille de route diplomatique et politique.

Fini le "Assad doit partir", lancé par Paris à la fin du mandat de Nicolas Sarkozy et pendant une bonne partie du mandat Hollande. Diplomatiquement, rien n'avance, Genève [lieu des négociations inter-syriennes, Ndlr] ne sert pas à grand-chose. "On ne peut pas laisser ce qui s'est passé sans sanction".

Les terribles dernières paroles d'une victime — Incendie de Londres
De nombreux résidents ont ainsi affirmé qu'il n'y avait pas d'issue de secours, pas d'extincteur, pas d'alarmes incendie . Pour rappel, Theresa May a annoncé le lancement d'une enquête publique sur l'incendie .

Sur l'analyse d'abord, Emmanuel Macron pose un constat clair et précis (et nécessaire) sur les raisons qui ont vu la Russie devenir incontournable en Syrie. Il a également appelé à l'élaboration d'un nouveau plan pour la Syrie, ce qui favoriserait la lutte contre les groupes terroristes. "Ce sont eux nos ennemis", a rappelé Macron.

Paris, qui il y a quelques mois encore accusait Moscou de complicité de "crimes de guerre" lors de la reprise d'Alep, opère ainsi un net rapprochement avec la Russie, alliée indéfectible du régime de Damas, et espère revenir dans le jeu en profitant de l'absence de visibilité américaine. "Ce n'est pas mon choix", prévient-il. (.) "Je l'ai dit très clairement à Vladimir Poutine, je serai intraitable sur ces sujets".

Son chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian était d'ailleurs mardi à Moscou pour poser les bases de cette nouvelle relation dans un "esprit de confiance". Avant de préciser: "S'il y a utilisation d'armes chimiques, dès lors bien évidemment que la provenance en est identifiée, il y aura une riposte de la France".

"Macron est un pragmatique, il n'a pas d'état d'âme et gère les priorités".

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