Published: Sam, Juin 24, 2017
Nationale | By Matthieu Philippon

Filière jihadiste de Cannes-Torcy: un verdict "scandaleux" pour les victimes

Filière jihadiste de Cannes-Torcy: un verdict

Après deux mois de procès, le verdict est tombé ce jeudi soir: la cour d'assises spéciale de Paris a prononcé deux acquittements et des peines allant de un à 28 ans de prison à l'encontre des accusés de la filière djihadiste dite de Cannes-Torcy, pour un attentat à la grenade à Sarcelles en 2012, des projets d'attaque et des séjours en Syrie. Aucun de ceux ayant comparu libres n'iront en détention. A l'audience, elle a été décrite comme "le chaînon manquant" entre le jihadiste toulousain Mohamed Merah et le réseau qui allait frapper la salle de spectacles du Bataclan. Celle-ci rassemblait des "frères" de Cannes (Alpes-Maritimes), sous les ordres de Jérémie Louis-Sidney, un chef violent "bouillant" de sa haine des juifs, et de Torcy (Seine-et-Marne), autour de Jérémy Bailly, le fidèle lieutenant. En revanche, quatre membres du groupe, qui s'étaient rendus en Syrie dès l'automne 2012, ont été sanctionnés de peines allant de 14 à 20 ans de réclusion criminelle.

L'attentat de Sarcelles, un crime antisémite et leur principal fait d'armes, n'a pas fait de mort "mais l'intention était bien de tuer", avait martelé l'avocat général Philippe Courroye, fustigeant l'apparente désinvolture de certains accusés, signe selon lui d'une "radicalité" toujours intacte. La défense a dénoncé une "peine de mort civile". Contre ce dernier, 25 ans de réclusion criminelle, assortis d'une période de sûreté des deux tiers, ont été demandés. Jérémy Bailly, a toujours nié sa participation à cet attentat, alors que le benjamin du groupe Kévin Phan, l'en a à plusieurs reprises accusé.

Zyed Tliba, ancien militaire qui avait gardé des liens avec son frère Abdelkader, condamné à 14 ans pour un séjour en Syrie, et Nizar Jabri, qui avait fréquenté la bande des Cannois, ont été acquittés.

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Des responsables de l'hôpital de Cincinnati n'ont pas fourni d'autres détails et la famille a refusé que soit pratiquée une autopsie.

Jamel Bouteraa, contre qui 18 ans ont été demandés pour un départ en Syrie et des repérages aux abords d'un camp militaire, a prié la cour de ne pas juger "avec passion", alors que les attentats jihadistes se succèdent en Europe.

Se défendant de "faire le procès de l'islam", l'accusation a cherché à décrire le "fanatisme criminel" de vingt hommes, issus de familles aisées ou ouvrières, originaires d'Algérie, du Laos ou de France, dont "plus de la moitié sont des convertis". Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.

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