Published: Lun, Juin 19, 2017
Financer | By Gilbert Hennequin

Le parti d'Emmanuel Macron en tête, déroute historique du PS — Législatives

Le parti d'Emmanuel Macron en tête, déroute historique du PS — Législatives

Car le ticket de qualification se situe à 12,5% des électeurs inscrits, soit avec une abstention de 50%, environ 25% des suffrages exprimés.

Les législatives, comment ça marche?

Au sein de la future Assemblée nationale, "Emmanuel Macron court le risque d'obtenir une majorité pléthorique, donc un peu compliquée à tenir", avertit Cécile Cornudet dans Les Echos.

Tous les autres partis sont en recul.

Au terme d'une campagne express, l'affaire immobilière impliquant Richard Ferrand, le ministre de la Cohésion des territoires, candidat REM dans le Finistère, a eu un impact très limité sur les intentions de vote.

En disant "la France est de retour ", le Premier ministre Edouard Philippe s'est engagé à avancer rapidement avec des réformes audacieuses allant de la protection des travailleurs français à la politique de sécurité.

Divisé entre les centristes et la droite plus radicale, le parti peine à se trouver une unité. Le PS et son allié PRG obtiendraient entre 9 et 10,2%, soit presque deux fois moins que lors de la débâcle de 1993, et sont légèrement devancés en voix par La France insoumise (11%) de Jean-Luc Mélenchon. Le chef de file de la droite à ces législatives, François Baroin, a appelé à la mobilisation pour éviter des "pouvoirs concentrés" dans "un seul et même parti".

La représentation à l'Assemblée nationale du parti du président sortant François Hollande, qui avait la majorité absolue lors de la précédente législature, menace d'être réduite autour de 15 à 40 sièges, selon les premières projections. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis a également été éliminé dès le premier tour.

Le clan Jacob-Villemin au cœur de l'enquête — Affaire Grégory
Les accusés nient être impliqués, a déclaré Jean-Jacques Bosc, le procureur général de Dijon, lors d'une conférence de presse. Une autre lettre revendiquant le meurtre de l'enfant postée avant la découverte du corps, invoquait une "vengeance". 16h55.

Pour le FN, c'est "une déception", a reconnu son vice-président Florian Philippot: la barre des quinze députés pour former un groupe avait longtemps constitué un objectif minimal. La France Insoumise serait créditée de 11 à 21 sièges, devant le Front national (de 3 à 10 sièges).

Le taux de participation à ce premier est estimé à 49,5 pc à 20h00 contre 57,22 au premier tour des législatives de 2012.

La déferlante en vue du camp de M. Macron vient confirmer la soif de renouvellement politique des Français, qui ont éliminé à la présidentielle les ténors des partis traditionnels au profit d'un homme de 39 ans encore inconnu de tous il y a quelques années, dont le gouvernement mêle personnalités de droite, de gauche et de la société civile.

Quelque 32,32% des électeurs qui se sont déplacés ont voté pour un candidat de La République en marche (LREM) ou du MoDem.

"Les Français ne sont pas complètement fans du président de la République". Le président pro-européen bénéficie d'une véritable "Macronmania".

"Macron en marche vers une majorité écrasante" (Le Figaro), "Macron plie le match" (L'Opinion), "Un coup de maître" (Le Parisien). Les titres des quotidiens nationaux ne laissent aucun doute sur la couleur de la future "chambre bleu Macron" (L'Humanité).

Le taux d'abstention définitif était de 51,29%, soit le taux le plus haut pour un premier tour d'élections législatives depuis le début de la Ve République.

Comme si une large partie des Français avaient fait le choix de ne pas choisir, de laisser à Emmanuel Macron le bénéfice d'une large majorité pour appliquer son programme, sans pour autant aller jusqu'à glisser un bulletin à ses couleurs dans l'urne.

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