Published: Dim, Juin 18, 2017
Nationale | By Matthieu Philippon

Le clan Jacob-Villemin au cœur de l'enquête — Affaire Grégory

Le clan Jacob-Villemin au cœur de l'enquête — Affaire Grégory

Tous deux sont soupçonnés d'avoir joué un rôle dans la mort de l'enfant en 1984. Un coup de théâtre dans cette affaire, l'une des plus énigmatiques de l'histoire criminelle.

L'avocat de Jacqueline Jacob, Me Gary Lagardette, a contesté lui aussi la mise en examen de sa cliente.

Mercredi, les gendarmes de la section de recherches de Dijon avaient placé en garde à vue Marcel Jacob, oncle maternel de Jean-Marie Villemin (le père de l'enfant assassiné), sa femme Jacqueline, ainsi qu'une belle-soeur du père, Ginette Villemin. Ces développements relancent l'affaire, mais " sur le fond, il n'y a pas d'éléments nouveaux", a-t-on relevé de source proche de l'enquête. "Non, je pense qu'ils se plantent", conclut-il, en parlant des enquêteurs.

Que leur est-il reproché aujourd'hui?

Ils espèrent connaître enfin les coupables de l'assassinat de leur fils de 4 ans Grégory le 16 octobre 1984 et l'enchaînement des faits.

"À l'évidence, Grégory a été enlevé du domicile de ses parents et retenu un certain temps jusqu'à sa mort", selon le magistrat. Les accusés nient être impliqués, a déclaré Jean-Jacques Bosc, le procureur général de Dijon, lors d'une conférence de presse.

L'armée russe affirme avoir probablement tué le chef de l'EI
Profitant du chaos de la guerre civile, ses combattants s'installent en Syrie en 2013 avant une offensive fulgurante en Irak. Elle avait également frappé l'organisation par des missiles de croisière Kalibr, une première depuis novembre 2016.

Le procureur général a avancé le nom de Jacqueline Jacob pour une lettre de menaces, anonyme et manuscrite, envoyée en 1983 au père de Grégory. Car elle serait l'auteure des courriers envoyés en 1983.

Une autre lettre revendiquant le meurtre de l'enfant postée avant la découverte du corps, invoquait une "vengeance".

16h55.La détention provisoire vise à "empêcher une concertation frauduleuse et toute forme de pression envers les différents protagonistes", ajoute Jean-Jacques Bosc. Mais les investigations et les auditions devraient se poursuivre dans les prochains jours et semaines.

Valérie Jacob craint le résultat de l'enquête. Jamais interrogée durant les cinq premières années de l'enquête, elle s'était dérobée à une convocation avant d'être entendue deux ans plus tard par le juge d'instruction. Elle n'a par la suite pas été davantage inquiétée malgré la proximité des liens du couple avec Bernard Laroche, l'un des principaux suspects à l'époque. Le procureur général a également affirmé que "le corbeau, ce sont deux personnes". "Ils n'étaient a priori pas disponibles à l'heure du crime mais l'éventualité d'une absence momentanée de leur lieu de travail ne saurait être exclue ", avaient considéré les enquêteurs de l'époque.

Marcel Jacob est présenté comme quelqu'un d'un caractère affirmé qui jalousait l'ascension sociale de son neveu, et notamment sa promotion à un poste de contremaître. Il était un proche de Bernard Laroche, le premier suspect de l'affaire Grégory Villemin, libéré puis tué en 1985 par Jean-Marie Villemin, son cousin, et père de la victime. Concernant les appels anonymes, la localisation du couple n'a jamais été "contredite par un alibi de leur part ou l'impossibilité matériel de les passer".

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