Published: Lun, Juin 12, 2017
Nationale | By Matthieu Philippon

Déferlante Macron en vue sur l'Assemblée — Législatives


Berlin, qui réclame depuis longtemps des réformes structurelles à Paris, a félicité dimanche le président français pour le "grand succès" de son parti. De plus, cela lui permettra de conserver son gouvernement, qui a été mis sur pied le 17 mai.

Quatre députés seulement (dont deux pro-Macron) ont été élus au premier tour, contre 36 en 2012. Dans ce cas, l'essentiel des pouvoirs politiques, hors prérogatives exclusives du président, serait l'apanage du Premier ministre, qui bénéficierait de la confiance du Parlement.

Selon les estimations par sièges des sondeurs, le mouvement présidentiel, la République En Marche (REM), et son allié du MoDem raviraient dimanche prochain entre 390 et 445 des 577 sièges de l'Assemblée nationale, culminant très nettement au-dessus de la majorité absolue (289 élus).

La République en marche (REM) obtient entre 32,2 à 32,9% des voix, devant la droite (20,9 à 21,5%) et le FN, largement distancé (13,1 à 14%), selon les estimations à 20h00 des instituts de sondage.

Lire notre article: Législatives 2017: triangulaires, élection dès le premier tour...

Parmi les mauvais élèves de ce dimanche, le ministère de l'Intérieur citait la Seine-Saint-Denis, avec une participation à 17H00 de 24,74%, le Val-d'Oise (32,92%), les Alpes-Maritimes (34,17%), la Moselle (34,90%) et l'Aisne (34,93%). Le PS et son allié PRG obtiennent 9,5% et sont légèrement devancés en voix par La France insoumise (11%) de Jean-Luc Mélenchon.

Le scrutin se tiendra une nouvelle fois sous haute protection policière, avec la mobilisation de 50 000 policiers et gendarmes, sur fond de menace terroriste élevée, alors que la France fait face, depuis 2015, à une vague d'attentats djihadistes qui a fait 239 morts.

Monfils échoue en huitièmes de finale face à Wawrinka — Roland-Garros
Mais avec lui rien n'est jamais désespéré et rien ne vaut la terre de son cher Roland-Garros pour le remettre sur pied. Le Vaudois en découdra lundi vers 15h avec Gaël Monfils .

Un score retentissant pour ce mouvement qui n'existait pas il y a encore un an, et qui s'accompagne d'un net recul des partis traditionnels de gauche et de droite se partageant le pouvoir en France depuis 60 ans.

"L'effet de souffle de la présidentielle" fait que les intentions de vote en faveur des candidats de la REM dépassent souvent largement le score réalisé par Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle, note pour sa part Frédéric Dabi, directeur-adjoint de l'Ifop. L'abstention finale, évaluée entre 40% et 51% dans les dernières enquêtes, pourrait atteindre un niveau record sous la Ve République, ce qui introduit un élément d'incertitude.

"Pourtant, à la différence des précédents scrutins où l'UMP de Nicolas Sarkozy en 2007 et le Parti socialiste de François Hollande en 2012 avançaient à " visage découvert", la " majorité composite " d'Emmanuel Macron aurait pu faire office de repoussoir pour moult électeurs qui peinaient à identifier le fameux " projet " politique - ni droite ni gauche - du fondateur et leader d'En Marche!.

Ce qui pourrait se traduire au second tour par l'obtention de 400 à 440 sièges à l'Assemblée nationale.

Une certitude, le renouvellement de l'Assemblée est assuré avec près de 40% des députés sortants qui ne se représentent pas et l'entrée en vigueur de la loi sur le non-cumul des mandats. Leur vote a confirmé la dynamique en faveur d'Emmanuel Macron, mais aussi l'effondrement des sortants, PS ou LR, qui n'ont recueilli pour la plupart que de très faibles scores.

Dans la seule circonscription où le sortant (Alfred Marie-Jeanne) ne se représentait pas, un duel opposera une ancienne présidente de Conseil général Josette Manin (DVG) à un ancien député DVG, Philippe Edmond-Mariette. -, qui risquent à leur tour de faire les frais du "dégagisme" amorcé avec les primaires de l'automne.

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