Published: Jeu, Mai 25, 2017
High-Tech | By Mathis Berlioz

"Donnez-moi des cas où l'Amérique a agi correctement" — Hassan Rohani


Dans un discours très attendu prononcé à Ryad devant les représentants d'une cinquantaine de pays musulmans, M. Trump s'en est violemment pris à l'Iran accusé de "soutenir le terrorisme", pour le grand plaisir des monarchies sunnites du Golfe dont l'Arabie saoudite, qui redoutent l'influence de leur grand rival chiite. Contraste saisissant avec sa rhétorique de campagne, le magnat de l'immobilier a longuement insisté sur le fait que ce combat n'est pas une bataille entre religions.

"Il s'agit d'une bataille entre des criminels barbares qui cherchent à éradiquer la vie humaine et des gens biens de toutes les confessions qui cherchent à la protéger", a-t-il déclaré.

"Je suis venu sur cette terre ancienne et sacrée pour réaffirmer les liens indestructibles entre les Etats-Unis et l'Etat d'Israël", a indiqué le président américain à sa descente d'avion à l'aéroport de Tel Aviv, ce lundi 22 mai.

Preuve des débats qui traversent son équipe sur cette question sensible, il s'est au dernier moment écarté des extraits qui avait été diffusés à l'avance par la Maison Blanche.

Il a en outre exhorté les pays musulmans à n'offrir aucun "refuge aux terroristes" et a annoncé un accord avec les pays du Golfe pour lutter contre le financement du "terrorisme".

Invitant les pays arabes à compter avant tout sur eux-mêmes, il a estimé que "les nations du Proche-Orient ne peuvent attendre que la puissance américaine écrase cet ennemi à leur place".

Ce 1er discours de Donald Trump en terre d'islam était jugé à haut risque par la communauté internationale.

Trump affirme n'avoir jamais demandé au FBI de classer une enquête
Il s'est plaint dans un discours mercredi d'être traité "de manière plus injuste " que tout autre président américain. Je suis impatient que cette affaire se conclue rapidement ", a déclaré Donald Trump dans un communiqué.

Le sommet arabo-américain évoquera les questions de l'extrémisme et du terrorisme. M. Trump, qui portait une kippa noire, a posé la main droite sur le mur et a glissé, selon la tradition, un bout de papier dans les interstices entre les pierres.

"Cette période de l'histoire nous appelle à renforcer notre coopération, car Israël et l'Amérique doivent faire face aux menaces que représentent l'EI et d'autres groupes terroristes et pays comme l'Iran, qui financent le terrorisme et encouragent la violence non seulement ici mais dans le monde entier", a déclaré le président américain. Il devient ainsi le premier président américain en exercice à se rendre sur ce lieu de prière le plus sacré pour les juifs.

"En attendant que le régime iranien montre sa volonté d'être un partenaire pour la paix, toutes les nations (.) doivent travailler ensemble pour l'isoler", a-t-il ajouté.

Quelques minutes avant lui, le roi Salmane d'Arabie saoudite s'était livré à une attaque en règle contre l'Iran qu'il a qualifié de "fer de lance du terrorisme mondial".

Lors de sa première conférence de presse depuis sa réélection vendredi pour un second mandat de quatre ans, M. Rohani a également annoncé que son pays poursuivrait ses essais de missiles "si nécessaire".

"Donald Trump a appelé dimanche 21 mai les dirigeants du monde arabe à s'uni pour mettre fin à l'" extrémisme islamiste ".

M. Trump, arrivé en Israël après sa visite en Arabie Saoudite, a affirmé qu'il est de l'intérêt d'Israël et d'autres parties du monde arabe de se positionner contre l'Iran.

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