Published: Mar, Mai 23, 2017
High-Tech | By Mathis Berlioz

L'Iran dénonce le "show" de Ryad et rejette les accusations de Trump


L'Air Force One a atterri à l'aéroport Ben Gurion, dans la banlieue de Tel Aviv, en début d'après-midi.

Le fossé entre Téhéran, Washington et Ryad s'est encore creusé après l'appel du président Donald Trump à "isoler" l'Iran, qui a en retour ridiculisé son rival saoudien qui se fait "pomper" ses pétrodollars par son allié américain. M. Netanyahu, lui, a répété qu'Israël tendait "la main en signe de paix à tous (ses voisins), y compris les Palestiniens".

"Le régime iranien soutient les groupes et les mouvements terroristes comme le (mouvement chiite libanais) Hezbollah, les Houthis (rebelles yéménites), ainsi que (les groupes jihadistes sunnites) Daech (EI) et Al-Qaïda et d'autres", a-t-il accusé. "Je pense que cela crée une dynamique différente".

M. Trump devait toucher dès lundi les complexités israélo-palestiniennes, qui mettront à l'épreuve son voeu proclamé de présider à "l'accord ultime" entre Israéliens et Palestiniens.

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Et de souligner: "Je ne passe pas le pouvoir à un opposant politique , c'est quand même plus simple". La chancelière a souligné lors d'une précédente rencontre leurs nombreuses "convergences" de vue.

Il visitera à Jérusalem le Saint-Sépulcre, lieu le plus saint du christianisme. Puis, sous très haute protection, il parcourra les quelques centaines de mètres à travers les ruelles séculaires de la Vieille ville placée quasiment sous couvre-feu, jusqu'au mur des Lamentations, site de prière le plus sacré pour les juifs.

Le président américain est arrivé en Israël fort du soutien des monarchies sunnites du Golfe pour relancer un processus de paix embourbé depuis trois ans. Mais c'est aussi un message à l'Etat profond par lequel Trump lui fait comprendre qu'il a si bien compris la leçon qu'il ne se contente pas de partager avec " les amis saoudiens " leur richesse, mais aussi leur culture. Ces promesses semblent avoir été révisées à l'épreuve du pouvoir et des risques. Il a critiqué pendant des mois Barack Obama et Hillary Clinton qui n'utilisaient pas, selon lui, le terme de "terroristes islamistes radicaux", ou d'"islam radical". Les dernières négociations israélo-palestiniennes, sous l'égide américaine, ont capoté en avril 2014.

Son administration a prévenu de ne pas attendre si tôt un vaste plan diplomatique. M. Trump cherche d'abord à "faciliter" la reprise de l'effort de paix et à obtenir des deux bords des engagements et des mesures de confiance, indiquent ses collaborateurs. Les craintes aussi, rappelle la presse américaine, au vu de certains propos tenus par le candidat Trump dans la campagne présidentielle de 2016 - "l'islam nous hait", avait-il notamment déclaré.

Donald Trump ne semble pas se préoccuper des "casseroles" qui traînent sur son compte Twitter.

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