Published: Lun, Mai 22, 2017
High-Tech | By Mathis Berlioz

L'Iran suggère que Trump veut "pomper" l'argent de l'Arabie

L'Iran suggère que Trump veut

Prenant ses distances avec une rhétorique de campagne, où il avait été accusé d'alimenter l'islamophobie, le président américain devait aussi longuement insister sur le fait que ce combat n'était pas "une bataille entre religions". "C'est une bataille entre des criminels barbares qui essaient d'anéantir la vie humaine et des gens bien de toutes religions qui cherchent à la protéger", a-t-il fait remarquer.

Le sommet a eu lieu avec la participation du président américain Donald Trump et des dirigeants des pays islamiques.

"Les leaders religieux doivent le dire avec une très grande clarté: le barbarisme ne vous apportera aucune gloire (.) Si vous choisissez la voie du terrorisme, votre vie sera vide, votre vie sera brève", peut-on lire dans son discours.

Il déclare apporter un "message d'espoir et d'amour" de la part des Etats-Unis, et a annoncé un accord avec les pays du Golfe pour lutter contre le financement du terrorisme. Mais il aussi appelé à ne jamais oublier que "95%" des victimes sont des musulmans.

Dans un discours devant le Conseil de coopération du Golfe (CCG), le président américain Donald Trump a exhorté les dirigeants musulmans à lutter contre l'extrémisme. Revendiquant un contraste marqué avec son prédécesseur démocrate Barack Obama sur ce thème, Donald Trump assure qu'il préfère agir dans la discrétion, gage, selon lui, d'une plus grande efficacité.

"Nous ne sommes pas ici pour donner des leçons, nous ne sommes pas ici pour dire aux autres comment vivre", a-t-il affirmé.

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Ce premier jour de Festival a été l'occasion de voir le jury monter les marches pour la première fois ensemble. Et quand je suis arrivée à la campagne, il y avait beaucoup moins de mixité", se souvient l'actrice.

Invitant les pays arabes à compter avant tout sur eux-mêmes, il a estimé que "les nations du Proche-Orient ne peuvent attendre que la puissance américaine écrase cet ennemi à leur place". Son homologue saoudien, Adel al-Jubeir, avait quant à lui accusé l'Iran d'avoir créé "la plus grande organisation terroriste au monde": le Hezbollah. "Mais le chemin vers la paix débute ici, sur cette vieille terre, sur ce territoire sacré", a poursuivi le chef de la Maison Blanche.

Donald Trump s'était attiré l'inimitié de la communauté musulmane lors de la campagne présidentielle en promettant d'interdire aux musulmans l'entrée aux Etats-Unis.

"En attendant que le régime iranien montre sa volonté d'être un partenaire pour la paix, toutes les nations (.) doivent travailler ensemble pour l'isoler", a-t-il ajouté, en accusant la République islamique d'attiser "les feux du conflit confessionnel et du terrorisme".

Ces déclarations d'hostilité au gouvernement iranien ont dû pleinement satisfaire le roi Salmane d'Arabie saoudite, qui s'est livré lors de l'ouverture du sommet à Riyad à une attaque en règle contre l'Iran, qu'il a qualifié de "fer de lance du terrorisme mondial".

Avant ce discours, point d'orgue d'une visite de deux jours à Riyad, le président américain a enchaîné les rencontres bilatérales avec les dirigeants du Bahreïn, de l'Égypte, du Koweït et du Qatar.

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